par Valérie Berthier pour Ici-voyance.fr
« On ne subit pas son destin…on le vit et on peut le changer ! »
Pour notre dossier « La voyance du XXIème siècle », je suis partie à la rencontre des membres de l’équipe
du site « Ici-voyance.fr » qui exercent leur profession quasi exclusivement par téléphone et quelques fois au sein de Salons organisés par leur site un peu partout en France. Au cours de consultations de 20, 30 ou 40 minutes, Anne-Marie, Ericha, Mike, ou encore Vincent et les autres, plongent littéralement dans le vécu passé, présent et à venir d’hommes et de femmes de tous âges, de toutes conditions sociales qui n’ont au fond que deux points communs: ils se sentent plus ou moins perdus dans leur vie affective (ou plus rarement professionnelle) et ils croient (ou espèrent), fermement dans ce qui est écrit.
Mais comment en vient-on à exercer ce métier de voyant ? Quelles sont les qualités requises pour être professionnel ? Est-ce difficile ? Plaisant ? Inquiétant ? valorisant…?
A tour de rôle ils ont accepté gentiment de répondre à mes questions. Après avoir interviewé Daniel et Mehdi, je continue d’arpenter la salle des Chartrons à la recherche de médiums disponibles. Quel ne fut pas mon étonnement quand je me retrouve face à Vincent : grand, charmant, un regard tendre et un sourire ravageur…. bien loin du « cliché » de « madame Irma ». Remerciant intérieurement mes parents de m’avoir fait faire l’école de journalisme, je m’approche, objective jusqu’au bout du micro, et lui pose ma première question :
Comment es-tu devenu voyant par téléphone ?
Ici-Voyance avait publié une annonce sur internet et j’y ai répondu. Le courant est tout de suite passé avec le responsable des médiums, il m’a mis en confiance, m’a fait passé d’innombrables tests, et j’ai décidé de tenter l’aventure…. il s’avère que je ne me suis pas trompé! Je me sens très très bien au sein de ce cabinet.
Avais tu exercé ce métier auparavant ?
J’ai eu une petite expérience avec un autre cabinet, plus exactement un centre audiotel (NDLR: numéro surtaxé). Je l’ai très vite quitté parce que ça ne correspondait pas du tout à ma vision de la voyance. Leurs directives : « tenir » le client au téléphone le plus longtemps possible. Finalement, je ne faisais absolument pas mon métier; je faisais du commercial !Pourquoi avoir choisi de travailler pour Ici-Voyance ?
Tout d’abord, le sérieux, beaucoup de sérieux, une belle éthique (contrairement à d’autres cabinets!!!), une ambiance familiale. On nous laisse beaucoup de liberté dans nos actions, on ne nous pousse pas à vendre, et ça aide énormément; on exerce notre métier en toute liberté et en toute franchise…ça fait du bien.
Selon toi, faut-il des qualités particulières pour exercer professionnellement ce métier ? Et quelles sont elles ?
Je dirais qu’il faut de l’écoute, de l’honnêteté (très très important !). Il faut aussi de l’empathie, mais sans excès; notre rôle n’est pas de faire de la complaisance ! Mais selon moi, la principale qualité d’un voyant est la « transmission » ou plutôt la communication. Il est parfois très difficile de transmettre à un consultant les ondes qu’on reçoit, et de trouver les termes appropriés…pas toujours évident de mettre des mots sur des ressentis!
Quels types de personnes font appel à toi et pour quelles raisons ?
Difficile d’établir un « portrait robot » de mes clients….honnêtement, il n’y a pas de « catégorie » type. Mais en y réfléchissant de plus près, j’ai peut être un peu plus de femmes au foyer, qui souhaitent un changement de leur situation, désireuses de savoir où elles s’aventurent. Par contre, depuis peu, de plus en plus d’hommes font appel à moi. Finalement, la seule chose qui ne diffère pas est la raison de leur appel… à 90% pour des raisons sentimentales.
Que redoutes-tu le plus dans ton métier ? Qu’est ce qui te semble le plus difficile ?
Ce que je redoute le plus ?…..ce n’est pas vraiment de me tromper; cela peut être déroutant, certes, parce que nos consultants ont une certaine confiance en nous. Il est tout à fait possible de passer à côté de quelque chose d’essentiel; ça m’est déjà arrivé, et tout le monde peut un jour être confronté à ce problème… il faut juste savoir l’admettre ! Un voyant sûr de lui, qui affirme ne jamais se tromper, n’est pas un bon voyant selon moi. Mais en étant tempéré, en expliquant que la voyance est une indication, on garanti quand même un minimum de sécurité de ce côté là.
Le plus difficile, c’est d’avoir affaire à des réfractaires à la voyance. Ceux sont des personnes qui ont érigé un « mur » psychologique, nous obligeant ainsi à faire le forcing pour voir quelque chose. Du coup, lors d’une consultation de 20 minutes, on est finalement très limité. Ce que je trouve également gênant et stressant, ceux sont les « testeurs » de voyants, des clients qui ont consulté d’autres »collègues » (qui leur ont fait certaines prédictions) et qui vous disent d’un ton cynique : »je voudrais voir si vous êtes un bon« … alors là, pas du tout de pression !!!!! (rire). Mais ces personnes ont tendance à oublier le libre arbitre !
Difficile également de faire face à des consultants qui viennent chercher une confirmation de leurs fantasmes et non de la vérité ! Ensuite, ce n’est pas toujours facile non plus de trouver les mots justes. Il s’agit de ne pas choquer si on perçoit quelque chose de négatif, de savoir le transmettre sans dramatiser, et en donnant des conseils par rapport aux futures éventualités de leur vie.
Comment ton entourage ressent-il ta profession et tes dons ? Est ce que tu te présentes comme « voyant » quand tu es invité quelque part ?
Je suis issu d’une famille de voyants depuis plusieurs générations….ça remonte tellement loin dans l’arbre généalogique, que je ne pourrais même pas dire depuis quand nous avons ces dons dans la famille. Ma grand mère était voyante, mon frère l’est également, mais au Canada. Par contre, ma mère ne l’est pas, ce qui est étonnant. Elle est très intuitive, mais c’est tout…une génération n’a pas profité de ces facultés ! Donc, pour la famille, pas de problèmes. Mes amis proches sont également au courant; cependant je ne leur tire jamais les cartes, ni à mon entourage proche non plus d’ailleurs…la donne est faussée car trop d’implications.
Par contre, quand je ne connais pas mes convives, je ne me présente absolument pas comme voyant…surtout pas (rire)! Si je veux passer une bonne soirée, et ne pas finir scotché à ma chaise avec mes cartes et tout un cercle autour de moi, j’évite de dire le métier que j’exerce !
Pour conclure, quel message à propos de la voyance aimerais tu adresser à nos lectrices et à nos lecteurs, qui pour la plupart te consultent, ou pourraient bien te consulter?
La voyance, d’une part, est une indication. Il ne faut jamais s’attendre à des mensonges consensuels de ma part, je serais toujours dans l’honnêteté, et non dans ce qu’elles souhaitent entendre. C’est un gage de bon départ quand la franchise vient des deux côtés… on ne peut en tirer que du bon! Je ne suis pas là pour leur imposer des choix, mais je peux les guider dans ces choix. On ne subit pas son destin… on le vit et on peut le changer. Donc la voyance n’est jamais en soi quelque chose de fixe; c’est modifiable à tout moment. On peut très bien annoncer à quelqu’un qu’il va devenir milliardaire en jouant à la loterie, mais s’il ne va pas chercher son ticket, il peut toujours attendre.
Propos recueillis par Valérie Berthier









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